Mouvement de Libération des Gabonais MLG (1)
Libération Economique - Juridique – Politique - Sociale – Culturelle - Confessionnelle
Pour la mise en Œuvre de la Démocratie Participative Socle de la Bonne Gouvernance
REACTION AU DISCOURS DE FIN D’ANNEE 2008 DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Avant de rentrer dans le vif des aspects qui ont retenu l’attention de notre Mouvement, il est toujours judicieux de faire un bref rappel à caractère pédagogique. Certains de nos compatriotes moins informés ayant souvent tendance à tout confondre, entre les Leaders Politiques qui sont des Chefs de Partis Politiques ; et les Leaders de la Société Civile, communément appelés Leaders d’Opinions qui dirigent des Organisations Non Gouvernementales O N Gs. Ces derniers étant des citoyens comme les autres ( électeurs ou éligibles) à qui justement aucune loi n’interdit de faire la « Politique » ou de s’interroger sur certaines dérives des politiques.
C’est pourquoi les membres du MLG, sont des Acteurs Non Etatiques ( ANE) qui gardent leur ancrage dans la société Civile indépendante qui n’est pas inféodée aux partis politiques.
Certains textes du pays, à l’instar de la loi électorale en vigueur, les appellent encore des Indépendants et se présentent à toutes élections politiques.
L’Union Nationale des Indépendants (UNI) que j’avais créée lors des élections présidentielles de 1993, s’était déjà muée en Mouvement de Libération des Gabonais en 2006, en gardant les mêmes objectifs que son ancêtre, c’est-à-dire, vulgariser tous les aspects des Droits Humains du citoyen par la connaissance de la Constitution ainsi que par la publication des petits ouvrages de poche de la Collection des Brochures Inoka Sassouki par laquelle je fais la mise à jour de l’évolution du processus de la démocratie pluraliste, re-instaurée dans notre pays lors de la Conférence Nationale de 1990, événement qui a établi les fondamentaux des principes et des acteurs de la démocratie gabonaise. Les accords de Paris de 1994 tenus à la suite d’un contentieux électoral présidentiel de 1993, ayant exclu la participation des ANE de la société civile à ce grand forum politique gabono-gabonais aux fins inavouées pour bipolariser la classe politique (Majorité/Opposition).
En ce qui concerne le discours à la Nation du Président de la République en cette fin d’année 2008, notre Mouvement est resté sur sa faim sur les questions de fond « nous attendions une rupture programmée avec la vision politique statique du passé qui ne profite pas au bien-être social des gabonais » dont la gravité du constat se traduit par de forts taux d’abstentions aux élections politiques de 80 à 95 % sur 719.675 électeurs.
Les 5 % restants étant partagés entre les formations politiques dites de la majorité et de l’opposition. En d’autres termes, les gabonais ne font plus confiance à une classe politique qu’ils croyaient neutre pour s’occuper de leur vie sans considérations ethno-linguistiques ou provinciales et même familiales et qui n’est plus le passage obligé de l’expression de leur suffrage ; leur bulletin de vote n’ayant aucune valeur, en contre partie de leur bien-être commun (infrastructures de base de développement – I D H en-deça ).
Aussi, à trois ans de la fin du mandat ( 2012 ) que le peuple lui a re-confié en novembre 2005, le MLG attendait une décision courageuse comme il en a l’habitude à savoir « re-dessiner ou réhabiliter les structures politiques en trois familles tel que projeté à la conférence nationale de 1990 ou dissoudre toutes les formations politiques afin de coller à la révision constitutionnelle de 1994 qui supprima le multipartisme et ouvrait la voie à la formation des gouvernements des technocrates avec un seul slogan « GABON D’ABORD » au lieu de faire perdurer la gouvernance du pays avec des formations politiques qui n’apportent plus rien à la créatique du développement et de la sécurité durables des populations et techniquement de tous les agents économiques du pays, au sens de la comptabilité nationale.
(é) Samuel Ntoutoume Ndzeng- Président Fondateur
(1) GARDE SON ANCRAGE DANS LA SOCIETE CIVILE POUR SON ALTERNANCE AU POUVOIR OU LE PARTAGE A LA NORME DU 1/3 DES INSTITUTIONS CONSTITUTIONNELLES DEFINIE PAR LA CONFERENCE NATIONALE DE 1990
Association régie par les lois en vigueur au Gabon : La Constitution- La Loi électorale n°7/96 articles 2 et 62 alinéa 2
Loi n°2/90 du 26/07/1990 portant Charte Nationale des Libertés –Loi n°35/62 du 10/12/1962, relative aux associations
Encadré par le Constitutionnaliste Opérationnel Samuel Ntoutoume Ndzeng E-mail : ntoutoumesam@yahoo.fr
La décision proposée relative à la dissolution des formations politiques s’appuie sur l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 contenue dans le bloc de constitutionnalité de la loi fondamentale du Gabon et expliquée par rapport à la simulation des chiffres ci-après
Le corps électoral aux dernières élections s’élève à 719.675 électeurs. L’abstention aux élections politiques se situe aux dernières élections de 2001/2006 entre 80 et 95 %. Le reste, c’est-à-dire, 5 % constituant les populations qui se rendent effectivement aux urnes et qui pourrait être réparti comme suit.
1- Evaluation de l’abstentionnisme………719.675 x 95 = 683.691 électeurs
100
2- Evaluation des électeurs qui votent…719.675 – 683.691 = 35.983 électeurs
3- Simulation de la répartition aux formations Politique et aux Indépendants:
a) PDG dominant est crédité de 3 % des suffrages ……….= 21.588 électeurs
b) UPG…………………………1,5% …………………… = 10.793 électeurs c) RPG………………………….0,2%……………………. = 1.438 électeurs
d) UGDD……………………… 0,2%……………………. = 1.438 électeurs
e) Indépendants……………….. 0,1%……………………. = 726 électeurs
35.983 électeurs
Pour faire revenir les gabonais aux urnes, une étude a été faite à ce sujet par le Constitutionnaliste Ntoutoume Ndzeng. Elle a été publiée sous le titre de « Sauvons la Démocratie au Gabon après l’instauration des élections politiques à un tour ».
En résumé, cette étude conseille, à l’instar des fonds de souveraineté octroyés aux Parlementaires, d’instituer les fonds de souveraineté en faveur des électeurs qui en exercent directement lors des élections politiques aux termes de l’article 3 de la Constitution.
En programmant ces fonds de souveraineté dans la loi des finances des années d’élections d’une part, et s’agissant des fonds des contribuables (Argent neutre) d’autre part, la réforme pourrait limiter l’influence des candidats fortunés sur les électeurs. Ces derniers tendant à faire des campagnes à « l’américaine ».